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Il y a peu, le collectivisme économique disparaissait laissant seule l’économie de marché. Comme tout système monopolistique, celle ci a finit (en peu de temps) à devenir folle et à s’autodétruire comme l’écrivait Patrick Artus

Après la nationalisation des fonds Freddy Mac et Fannie Rae, Gros Choc : La quatrième banque d’investissement américaine est en faillite …

Ce qui vient des USA nous arrive (avec plus ou moins de vitesse) toujours avec un effet démultiplié. Alors, compte tenu de l’extrême gravité de la situation quelle st la réaction des nos ministres compétents ?

C’est un choc parce que Lehman Brothers était la quatrième banque d’investissement américaine et que c’est un fleuron de l’industrie bancaire qui tombe“, a expliqué la ministre de l’Economie sur Europe-1.

En même temps c’est un témoignage d’un certain équilibre : le Trésor américain ne peut pas constamment aller au sauvetage de ceux qui sont en mauvaise posture“, a souligné Mme Lagarde pour qui “la crise financière et ses manifestations ne sont pas terminées“.

Une demi-heure après l’ouverture, la Bourse de Paris accusait une forte baisse avec l’indice CAC40 à -3,57%, cotant à 4178,66 points.

… / … “L’autre nouvelle positive c’est que Bank of America annonce sa fusion avec Merrill Lynch” car ce rapprochement “c’est clairement une opération de soutien” pour Mme Lagarde.

“Une dizaine de banques parmi les plus grandes mondiales se sont mises ensemble pour constituer une ligne de crédit permettant leur refinancement interbancaire“, a-t-elle annoncé.

71 milliards de dollars mis en commun, c’est aussi le signe qu’elles ont collectivement le désir de serrer les rangs“, a assuré Mme Lagarde.

Sur les marchés européens, les gouverneurs des banques centrales, le président de la BCE, les autorités des marchés financiers et les responsables des trésors ont été en concertation durant le week-end (…) et donc on a mis en place les mécanismes qui mettent en place aux marchés de ne pas se déstabiliser“, a assuré Mme Lagarde. Source Nouvel Obs

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Nous avions eu le droit, il y a peu, par la même Christine Lagarde à l’argument de la loi TEPA qui, devait être un bouclier (encore un) contre la crise mondiale (comme les retombées du nuage de Tchernobyl ?) Cette fois ci-nous avons droit à l’excellence de la réaction des marchés.

Car, les déclarations sont une chose mais la réalité en est une autre. Ainsi, Daily Bourse nous indique : si une pause est envisageable dans la chute infernale des indices financiers , la purge continuera à produire ses effets au sein de l’ économie , à travers les dépréciations d’ actifs, les pertes d’ emplois et la contraction du crédit , généralement significatif d’ un ralentissement de la consommation. Au niveau mondial , les levées de capitaux opérées par le secteur bancaire ne sont pas parvenues à combler les pertes subies par le secteur , qui cherche à tout prix à alléger ses charges , notamment par des licienciements massifs.

Malgré la volonté affichée par la Fed d’ alléger les charges du crédit pesant sur les ménages, les banques ont utilisé les nouveaux mécanismes mis en place depuis la crise des subprime pour reconstituer leur capitaux propres plutôt que de relayer ces facilités vers le secteur immobilier. Pratiquement 80 % des institutions bancaires ont durci leurs conditions globales d’ octroi de crédit . Il en résulte une forte réduction de l’ activité , à l’ instar de ce qui s’ était produit lors de l’ éclatement de la bulle technologique.

Là s’ arrête la comparaison. La récession de 2001 n’ avait majoritairement affecté le consommateur qu’ au travers les positions spéculatives prises en portefeuille dues à l’ euphorie technologique, ainsi que les entreprises prises au piège d’ un surinvestissement massif , ainsi que de stocks monstrueux à écouler.

Cette fois, la crise immobilière , doublée d’ une forte inflation des prix à la consommation a littéralement pulvérisé le pouvoir d’ achat des ménages US , et c ’est au tour de la bulle financière de se dégonfler . La crise du crédit a pris des proportions inconnues depuis plus d’ un quart de siècle et se traduit par une forte hausse de structures financières non rentables.

Dans un tel contexte , il faut donc s’ attendre à ce que la purge continue pendant plusieurs trimestres encore avant d’ espérer une reprise franche et définitive du secteur financier mondial , à l’ heure où la récession a quitté les rives américaines pour se propager sur toute la planète.

L’embellie en somme ?

Nous aurions pu nous attendre à d’autres contes pour enfants que Madame Lagarde sait si bien nous distiller depuis son accession aux finances de la France. Et bien, pour cette fois, ce n’est pas elle mais son collègue Jean-Louis Borloo qui se risque à apporter une solution déterminante à la plus grande crise économico financière jamais rencontrée : “Le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo a confirmé lundi qu’une “taxe pique-nique” serait appliquée dans la prochaine loi de finances aux assiettes et couverts jetables, de l’ordre de 90 centimes par kg.

“On le fait”, a affirmé le ministre sur RTL, en soulignant que cette taxe ne concernerait que les produits non recyclables. A titre d’exemple, il a indiqué que le surcoût atteindrait “90 centimes d’euros” par kg d’assiettes ou de gobelets en carton. “Il ne s’agit que d’un exemple, les barèmes définitifs ne sont pas encore prêts”, insiste-t-on au ministère.

“Il existe déjà une taxe sur les produits très polluants : détergents, huiles, pesticides. Il avait été prévu de l’étendre à un type de produits complémentaires, c’était les assiettes et couverts en plastique et carton non recyclables pour financer par l’écoparticipation les produits recyclables”, a expliqué M. Borloo … / … “Plutôt que de taxe, nous préférons parler d’une contribution sur les produits fortement générateurs de déchets”, ont complété ses services. Un bras de fer oppose actuellement le ministère de l’Ecologie, qui cherche à pousser la fiscalité écologique dans la loi de finances 2009, à celui des Finances et du Budget qui en redoute les impacts sur les finances de l’EtatSource GOOGLE AFP

Coluche disait :

En politique, on est ach’ment balaises.

Surtout en politique française,

On est parmi les plus balaises du monde.

En politique française. Du monde !

Faut dire qu’on est les seuls que ça intéresse, alors ça sélectionne !

On a des hommes politiques que le monde entier nous envie.

Ils pourraient venir les chercher, d’ailleurs, mais ils ne viennent pas !

C’est vrai qu’à côté des milliards évaporés s’occuper des couverts de pique-nique, ça a de la gueule !!!

Vae victis (malheur aux vaincus) disait le chef gaulois Bennos après avoir vaincu Rome. Apprêtez-vous citoyens de la planète mondialisée à en payer le prix.

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